COACHING : 7 lois à connaître pour être efficace au travail

COACHING : 7 lois à connaître pour être efficace au travail

 

 

 

La perception du temps repose en partie sur l’intérêt de la mission. Mais grâce à certaines lois du travail, il est possible d’apprendre à mieux manager son temps. Voici 7 lois pour vous dépasser au quotidien.

 

 

1. Loi de Fraisse : le temps soumis au plaisir et au déplaisir

C’est une loi dont nous vous avons récemment parlé qui explique pourquoi une heure n’est pas toujours égale à une heure. Une loi simple à comprendre et que chacun a déjà expérimenté à savoir que les minutes ralentissent ou s’accélèrent selon le plaisir que l’on porte à une tâche. A moins que votre passe temps consiste à éplucher des notes de frais, vous avez, a priori, davantage de satisfaction à refaire le monde avec vos collègues à la salle de pause.

La loi de Fraisse est donc une invitation à se méfier de notre tendance naturelle à commencer notre journée de travail par les tâches qui nous intéressent le plus. Au contraire, il faut s’efforcer de la démarrer par les missions ingrates pour savourer la fin de journée.

 

2. Loi de l’Ecclésiaste ou l’art de faire les choses au bon moment

« Il y a un moment pour tout et un temps pour chaque chose », selon l’ancien Testament. Cet adage se vérifie particulièrement bien au travail. Si vous vous lancez dans un dossier de fond alors que l’ambiance au bureau est plus à gérer l’urgence, vous n’avancerez pas convenablement sur vos missions. Il faut capter l’air du temps et gérer votre travail en fonction de vos humeurs, de celles de vos collègues et collaborateurs, de votre chronobiologie. Bref, il faut s’écouter et se mettre au travail au moment opportun.

 

3. L’équation de la procrastination

Vous vous demandez pourquoi vous repoussez toujours les choses au lendemain ? Ne cherchez plus, l’explication est mathématique ! Selon Piers Steel, professeur de marketing au Canada, 95 % de la population procrastinent et 20 % d’entre eux sont des procrastinateurs chroniques. Pour savoir si vous faites partie des plus touchés, il a inventé l’équation suivante :

  • M = l’utilité ou la motivation, plus nous sommes motivés moins nous procrastinons
  • E = l’espoir de réussir une action. On repousse davantage les choses si on a peur d’échouer
  • V = la valeur de la réalisation, nous procrastinons davantage si la mission est peu intéressante
  • I = l’impulsivité, c’est la difficulté à se concentrer sur des buts à long terme
  • D = le délai d’une tâche. Là encore, plus elle est éloignée, plus nous remettons les choses au lendemain

4. Loi de Kotter : le court-termisme en ligne de mire

John Kotter, pape du leadership, invite à se fixer des objectifs rapprochés pour éviter de se décourager. Selon lui, l’hyper court-termisme est une façon de se créer un sentiment d’urgence galvaniseur. A condition, bien sûr, d’aimer travailler dans le stress. Une méthode à appliquer avec précaution en fonction de vos équipes donc. Et de vous-même si vous êtes plutôt du genre à prendre votre temps…

 

5. La loi Loi de Carlson ou quand l’interruption des cadres nuit à leur productivité

Dans son ouvrage Executive Behavior, l’économiste Sune Carlson explique qu’un « travail réalisé en continu prend moins de temps et d’énergie que lorsqu’il est réalisé en plusieurs fois ». Une évidence ? Oui, évidemment. Mais aujourd’hui un cadre est interrompu dans son travail environ toutes les 12 minutes. Résultat : le temps perdu à cause de l’interruption d’une tâche est supérieur au temps de l’interruption, estime Sune Carlson. Un conseil, malheureusement guère réalisable aujourd’hui : fermez votre porte et affichez un panneau « Ne pas déranger » sur la porte…

 

6. La loi de Brooks ou pourquoi il ne sert à rien de multiplier les collaborateurs pour gagner en productivité

Si vous pensez qu’il faut étoffer votre équipe pour avancer, vous faites probablement erreur. Selon Fred Brooks, ingénieur chez IBM, trois facteurs expliquent la loi du travail à laquelle il a donné son nom. Déjà, il faut du temps pour que les personnes ajoutées à un projet deviennent productives, c’est la « montée en puissance ». Ensuite, chaque nouveau collaborateur doit s’intégrer dans une équipe ce qui, là encore, prendre du temps pour être accepté et reconnu dans son travail. Enfin, certaines missions ne peuvent tout simplement pas être divisées entre davantage de collaborateurs. Ce que l’ingénieur résuma ainsi : « Neuf femmes ne peuvent pas faire un bébé en un mois ».

 

7. La loi loi anti-Taylor, quand la rationalisation des tâches est contre-productive

Les temps modernes, chef-d’oeuvre de Charlie Chaplin, a montré à quel point les méthodes de travail standardisées pouvaient contraindre le corps et l’esprit. C’est le principe de la loi anti-Taylor selon laquelle s’infliger des tâches sur une durée précise n’aide pas à mieux travailler. Ce n’est pas parce que vous allez enchaîner trois heures sur une mission qui ne vous plaît pas que vous la terminerez plus vite. Il faut, au contraire, alterner entre missions rébarbatives et tâches agréables et chercher à trouver un équilibre entre les deux. C’est bien évidemment plus simple à dire qu’à faire…

 

 

Isabelle Barth – Directrice générale INSEEC SBE

 

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