Le rêve de la génération Y ? La sécurité de l’emploi

Génération Y : Une étude pour les contredire toutes…

Les aspirations des générations du millénaire ont fait l’objet d’une littérature managériale surabondante. Si on devait la résumer en quelques mots, on s’en tiendrait au constat d’une génération qui ne tient pas en place et préfère être son propre patron pour innover et vivre une aventure entrepreneuriale que d’effectuer des horaires de bureau dans un grand groupe. Inspirez un bon coup, parce que ce qui va suivre risque d’anéantir toutes vos certitudes sur la question.
Une enquête internationale du groupe Manpower sur le rapport au travail de cette fameuse génération Y (1980-1995), menée auprès de 19.000 de ses membres dans vingt-cinq pays, vient de faire l’objet d’un rapport. Le résultat? Quand il s’agit de déterminer dans quel cadre ils souhaitent travailler, les jeunes privilégient en premier lieu l’argent (92%), en second la sécurité de l’emploi (87%) devant d’autres aspirations comme «le but» du travail ou sa flexibilité, autant de priorités dont les jeunes sont supposément énamourés, note le Financial Times, qui relaie ces résultats.
On peut lire dans le quotidien britannique ces deux phrases dont on invite le lecteur à souligner chaque mot tant elles rentrent en conflit avec l’imaginaire qui s’est développé à propos de l’état d’esprit de cette génération: «Le contrat de travail traditionnel de long terme reste la clé qui débloque un éventail de nécessités de la vie. Sans lui, vous devrez batailler dans de nombreux pays pour obtenir un prêt, un crédit, un contrat de téléphone mobile ou même un logement à louer.»

 

Salariés à temps plein

C’est vrai en Grande-Bretagne, d’où l’article est écrit, en raison de la multiplication des jobs hyperflexibles (comme les contrats zéro heure), comme en France, où la jeunesse sert de variable d’ajustement du marché du travail. Comme le résume la journaliste du Financial Times, le mythe «de jeunes volages, épris de liberté» est très éloigné de la réalité, ou en tout cas très partiel: «Quand [les jeunes] démissionnent, c’est probablement parce qu’ils recherchent plus de sécurité dans leur travail, et non moins.»

 

 

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