Management : Comment gérer une discussion qui dérape ?

Management : Comment gérer une discussion qui dérape ?

Attaque personnelle, parole coupée, humiliation… En réunion, lors d’une présentation ou en open space, les occasions de s’écharper au travail ne manquent pas. Les conseils de François Enius, coach de dirigeants, pour y mettre fin.

Les caractères et les avis se heurtent parfois vite dans une équipe. Pour peu que le sujet soit sensible, les conversations s’enflamment, les remarques s’affûtent. Plutôt que de fuir ou d’intervenir à la hâte, le manager a intérêt à observer, évaluer qui dit quoi et avec quelle véhémence, sur le fond ou sur la forme.

Dès que cela prend la tournure d’un match sans fin, il s’agit de faire respecter la parole d’autrui.

 

1. La parole sans cesse coupée: « C’est comme l’autre fois… »

En réunion, l’orateur n’arrive pas à terminer sa pensée, tant il est interrompu dans sa démonstration, ses illustrations.

Vous devez intervenir, en n’hésitant pas à rappeler la règle collective, sans viser nommément le perturbateur: « J’aimerais que chacun ait le temps de s’exprimer, sinon on ne s’entendra plus. » Ou, « je propose qu’on écoute Jean jusqu’au bout. »

Vous pouvez aussi apaiser l’impatient d’une pression amicale sur le bras: « laisse-le finir, s’il te plaît. » Le message passera de manière plus douce, via ce contact tactile qui libère les émotions positives.

 

 

2. La négation au début de chaque phrase: « Non, cela ne peut pas… »

Votre collaborateur entame toutes ses incursions par un « non », qui déstabilise l’assistance. Ce « non » est dérangeant volontairement; son auteur cherche à se positionner, à marquer des points. En filigrane, il faut décrypter « moi qui sais, moi qui ai du vécu, moi qui ai de l’intuition. » Le procédé est fatiguant, puis irritant à la longue.

A vous de traduire à la cantonade: « Avec ton « non », tu voulais dire « oui » et apporter un autre regard. Quels compléments d’information souhaites-tu apporter? ». Sa contribution sera soulignée, de quoi combler sa frustration…

 

 

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